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Rentabilité dans l'e-commerce : combien je peux gagner avec ma boutique en ligne ? ?

16 décembre 2010Commentaires (117)

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J’entends parfois des choses surréalistes avec des prospects qui ont des projets de boutique en ligne. Il y a quelques semaines, l’un d’eux m’expliquait au téléphone qu’il espérait faire 5 000 euros de CA mensuel après 6 mois d’activité, et pouvoir se dégager un salaire honnète au bout d’1 an. Tout cela en vendant des produits cosmétiques pour afros (le secteur pas concurrentiel en plus…) et en payant un webmaster qui ferai partie de l’entreprise.

- Mmmm… bien sûr…. (à ce moment, je sais déjà qu’on ne va pas travailler ensemble). Et vous souhaitez investir combien dans votre projet la 1ère année ?

- Pas plus de 10 000 euros, création du site incluse.

- OK… je vois… (Je vois que vous allez vous vite revenir à la réalité…)

J’en ai eu quelques uns comme ça cette année.

Ma réaction peut paraître étonnante pour les néophytes, 10 000 euros, c'est pas rien, et pourtant, il suffit de réfléchir un peu pour comprendre que vivre de son e-commerce est un long parcours semé d’embûches, et que l’objectif d’un salaire la première année est une douce utopie pour la majorité des e-commerçants qui se lancent.

Gautier Girard a fait une excellente démonstration dans son article Comment calculer le seuil de rentabilité de son site e-commerce, que je vais me permettre de reprendre sur quelques points, et la mettre en perspective avec d’autres chiffres, et ma propre réflexion. L’objectif est de d’apporter une réponse simple, compréhensible par tous, aux questions suivantes :

  • Comment estimer les futurs revenus de mon site e-commerce ?
  • Quels sont les (nombreuses) charges à prendre en compte ?
  • Combien me restera t-il à la fin du mois ?

1. Estimer les revenus de son site e-commerce

Grâce à quelques indicateurs clés, il est possible de faire une estimation à la louche de son futur chiffre d’affaires et d’en déduire des revenus potentiels.

 

Le nombre de visiteurs

Plus vous en aurez, et plus vous aurez de clients potentiels, c’est mathématique. Mais le jour de l’ouverture du site, et les jours suivants, le compteur des visites sera probablement proche de 0 car votre site est encore invisible dans les moteurs de recherche, inconnu du public, et le restera probablement longtemps si vous ne lancez pas des actions de marketing et de communication (nous reviendrons sur ce point plus tard). Ces actions vont conditionner fortement la rapidité à laquelle votre trafic va croitre. Sachez que pour atteindre 300 visites/jour de manière regulière, cela peut prendre plus d’1 an ! Les nombreux e-commerçants que je rencontre régulièrement atteignent difficilement ce chiffre au bout d’un an d’existence, malgré quelques milliers d’euros dépensés en référencement, emailing, communiqués de presse, etc…

Vous pouvez retrouvez des témoignages et des chiffres en lisant les interviews de e-commerçants sur ce blog. Donc pour notre future simulation, nous conserverons le chiffre de 300 visiteurs/jour, car c'est un minimum pour obtenir quelques commandes quotidiennes.

 

Le taux de conversion = % de visiteurs qui passent une commande.

Le taux de conversion donné par la FEVAD en 2010 est de quasiment 2%. Autrement dit, il faut 100 visiteurs sur votre site pour générer 2 commandes. En réalité, il est plus faible chez les petits e-commerçants qui sont souvent des néophytes, et ne savent pas optimiser cet indicateur.

Je vous donne aussi un chiffre très important publié par la FEVAD, qui, de mon point de vue, reflète un peu plus la réalité des boutiques en ligne qui démarrent : quasiment 30% des sites d’e-commerce font moins de 10 transactions par mois en 2009. Oui, vous avez bien lu : moins de 10 commandes par mois !

Dans la tranche supérieure, de 100 à 1 000 transaction/mois, nous atteignons 21% des sites d’e-commerce, soit 3 à 30 commandes par jour. C’est mieux, mais à moins de 10 commandes/jour, il n’y a vraiment pas de quoi être serein.

Pour la démonstration, nous prendrons un taux de conversion à 1,3% qui permet de pondérer les 2 statistiques énoncées ci-dessus.

 

Le Panier moyen = CA moyen généré pour chaque commande.

En e-commerce, le panier moyen début 2010 est de 93 euros, toujours d’après les chiffres publiés par la FEVAD. Mais il faut relativiser ce chiffre qui prend en compte de très gros acteurs du e-commerce qui pèsent lourds dans les statistiques. Pour la démonstration suivante, je prendrai plutôt un panier moyen de 50 euros qui me semble plus proche de la réalité pour les petits e-commerçants (là encore, c’est mon expérience qui parle). 

 

Calcul du Chiffre d'affaires estimatif

Pour estimer le chiffre d’affaires généré sur 1 mois sur un site d’e-commerce, il faut donc multiplier tous ces indicateurs.

Ce qui donne :
300 visiteurs/jour au bout d’1 an
X  taux de conversion de 1,5%
X panier moyen de 50 euros

=  225 euros de CA/jour,

soit 6 750 euros de chiffre d’affaires mensuel.

Pas mal se diront certain… Attendez la suite…

Un chiffre d’affaires ne veut rien dire. Il faut regarder ce qu’il reste une fois que toutes les dépenses et les charges ont été payées. Et il y en a beaucoup !

 

2. Estimer les dépenses de son site e-commerce

Les charges qui pèsent sur l’activité d’un site e-commerce sont nombreuses. Et pour cause, faire de la vente en ligne ne se résume pas à la simple création d'une site pour y exposer ses produits et attendre que les ventes tombent. C'est une véritable création d'entreprise avec tout ce que cela comporte de tracasseries administratives, clients, logistiques, techniques, marketing, etc...
Lire à ce sujet Pourquoi un site e-commerce coute forcément cher? (pour réussir).

 

La marge sur les produits = Prix de vente HT - prix d’achat HT

Un panier moyen à 50 euros HT ne veut pas dire que vous mettez 50 euros dans votre poche. Si vous avez acheté votre produit 30 euros HT à votre fournisseur, ou si son coût de revient en fabrication est de 30 euros, vous ne gagnez réellement que 20 euros sur son prix de vente.

Pour compliquer les choses, un panier peut comprendre plusieurs produits avec des marges différentes.

Pour rester simple, je prendrai un taux de marge moyen de 50%. Autrement dit, j’achète 2 fois moins cher mes produits que je ne les vends.

En soustrayant, mon coût d’achat mensuel à mon CA mensuel, j’obtiens 6 750 – 3375 = 3 375 euros/mois. Le chiffre fait tout de suite moins rêver.

 

Les frais généraux du e-commerçant

Dans le e-commerce, les frais annexes sont très nombreux :

  • Réservation du nom de domaine, et de ses variantes, sous plusieurs extensions.
  • Hébergement du site.
  • Frais juridiques pour rédiger des CGV.
  • Commission des banques sur les transactions.
  • Frais de port, enveloppes, cartons, contrat logistique. N'oubiez pas que beaucoup de sites offrent les frais de livraison à partir d'un certain montant d'achat, et vous devrez probablement y venir aussi. Cela vient donc amputer votre marge.
  • Les interventions ponctuelles du webmaster qui maintient le site à jour.
  • Les frais généraux (ordinateur, logiciel de compta, imprimante, papier pour éditer les factures, tampon, frais de télécommunication, frais de déplacement, etc)

Si on additionne tout cela, nous pouvons compter 15% de charges (là, je suis très gentil) qui viennent réduire le chiffre précédent.

Soit 3 375 euros -15% (506 euros) = 2 869 euros.

 

Les frais de marketing et de communication

Les frais marketing peuvent grimper très vite, selon que vous êtes pressé d'avoir des clients, ou pas. Et pour cause, sans marketing, sans communication, vous n'aurez pas de visiteurs sur votre site = pas de clients.
Le premier poste de coût est l’optimisation de votre visibilité dans les moteurs de recherche (le référencement). Si vous n’êtes pas un pro du référencement, il va falloir faire appel à un prestataire spécialisé qui peut facilement coûter 4 800 euros à l’année (400 euros/mois) pour un travail standard. On peut aussi rajouter :

  • 150 euros/ mois de campagne Adwords,
  • puis une campagne emailing pour 2500 euros,
  • des communiqués de presse,
  • un abonnement à un outil de gestion de places de marché, régie d’affliations, etc...

Bref, si vous voulez avoir une chance d’atteindre rapidement 300 visiteurs par jour, compter 1 000 euros /mois de frais marketing et communication n’est pas un luxe.

Cela nous donne 2 869 euros – 1 000 euros  = 1 869 euros.
Il commence à ne plus rester grand chose là…

 

Les charges et taxes de l’entreprise : 30%

Enfin, une fois tous ces frais déduits, il faut répondre à ses obligations de chef d’entreprise en payant ses cotisations et taxes en tout genre à l’Etat. Pour une SARL, l'impôt sur le bénéfice représente 15% du bénéfice en dessous de 38 120 euros. Il faut aussi déduire les charges diverses (URSAFF, ...), qui font monter l'addition à 30% en moyenne.

Attention pour ceux qui fondent leurs espoirs sur le statut auto-entrepreneur. Certes, les taxes globales ne sont que de 12%, mais c'est sur le CA, pas sur le bénéfice, donc ca revient quasiment au même par rapport à une EURL ou SARL imposée sur le bénéfice. Vous ne récupérez pas la TVA, pas de défraiement possible, et le plafond de CA annuel n'est que de 83 300 euros, donc vous n'irez pas loin.

Pour gérer tout ça, il va vous falloir probablement un comptable, qui va vous alléger de quelques centaines d'euros par an.

 

3. Combien vous reste-il pour vivre à la fin du mois ?

On récapitule. Je prend le chiffre d’affaires déjà estimé, et je lui soustrais toutes les charges énumérées. Ce qui donne :

Chiffre d’affaire mensuel > 6 675 euros
- Coût d’achat des marchandises : 50% de marge brute > 3 375 euros/mois
- Frais de fonctionnement d'un e-commerce + frais généraux : 15% > 506 euros/mois
- Frais marketing > 1 000 euros/mois
- Charges de l’entreprise : 30% du bénéfice net > 713 euros/mois

= 1 308 euros/mois à partir du 12ème mois d’exploitation de votre site e-commerce. 

En effet, le 3ème ou le 6ème mois, le site n’a pas encore atteint les 300 visiteurs/jour. Donc ce chiffre est bien moindre.

Ca calme… 1 308 euros de salaire mensuel au bout d’un an de travail acharné :

  • si vous avez eu le temps de faire tout ce que vous aviez prévu,
  • si vous l’avez fait comme il faut,
  • s’il n’y a pas un concurrent qui est apparu pour croquer vos parts de marché,
  • si vous avez que des clients contents,
  • si le prix des matières premières n’a pas augmenté
  • si vous n'avez pas eu des dépenses imprévues
  • etc…

Bref, que des choses qui n’existent pas dans la vraie vie d’une entreprise.

A ce tarif là, vous comprenez qu’il ne faut rien laisser au hasard pour maximiser ses chances de réussites, et qu’il faut avoir une réserve d’argent conséquente, ou une source de revenu alternative pour subvenir à ses besoins le temps que l’activité du site décolle et qu’une base financière solide se créé.

Vous comprenez aussi qu’un projet ecommerce se prépare un minimum, et qu'il faut bien s'entourer, pour ne pas perdre un temps précieux en faisant des erreurs de débutant.

Surtout, vous venez de comprendre que l'argent ne va pas couler à flot du jour au landemain si vous n’y mettez pas les moyens. Avant de beaucoup vendre, il faut beaucoup dépenser, tant en argent qu’en énergie.

Désolé d’avoir ruiner vos espoirs de richesse facile… mais c’est pour la bonne cause ;-)

07:37 Publié dans Reflexions sur l'e-commerce | Lien permanent | Commentaires (117) | | | |  Imprimer

Commentaires

Une vérité bonne à dire pour éviter des déconvenues.
Cela dit, je suis content de ne pas avoir pensé à ça il y a 2 ans, je n'aurai peut-être pas lancé mon site :-)

Thomas    16 décembre 2010 Répondre à ce commentaire

Magnifique! Très bon article qui rappelle aux "E-entrepreneurs" que le E-commerce reste du business, et qu'il ne faut pas confondre recettes & bénéfices.

Il est certain que les prospects ont une vision souvent "fantasmé" de leur activité E-commerce; j'ai déjà eu des individus qui souhaitaient gagner 900K€ de CA en année 1 avec 15K€ d'investissement... Bref, un film inter galactique!

Il est clair que ces entrepreneurs doivent "remettre les pieds sur terre"... Heureusement qu'il y'a des "chieurs" comme nous pour leur gâcher les fêtes de Noël ;-)

Matthieu - Blog business / Webmarketing / Management    16 décembre 2010 Répondre à ce commentaire

Il y a un juste milieu. Le e-commerce peut aussi être un bon moyen de tester une offre. On peut aussi prendre son temps et faire du régionaliser de façon à mieux maîtriser ses coût logistique et ses frais webmarketing.

Mais on a rien sans rien.

Il y a encore un grand travail d'évangélisation de la population sur ce qu'est réellement le e-commerce... Du commerce !

Le Webmarketeur    16 décembre 2010 Répondre à ce commentaire

Ha ouai... ça calme sévère ton article ! Ca ne donne pas envie de se lancer dans le e-commerce présenté comme ça. Mais ton analyse est pourtant conforme à la réalité de la création d'entreprise, je confirme...

J'ai lu d'autres articles de ton blog et je trouve ton discours toujours très pragmatique, réaliste, mais aussi limite décourageant pour celui qui veut tenter l'aventure. Vraiment à l'opposé de ce que les médias et les acteurs de la profession laissent entendre. Ou est la vérité ?

Bruno    16 décembre 2010 Répondre à ce commentaire

Très intéressant .
A la lecture de l'article, j'ai une conclusion qui arrive (peut être pas très pertinente) :
Quand on a pas un budjet énorme autant se lancer vite, quitte à avoir peu de produit, et avoir fait l'impasse sur certain point non cruciaux et avec toujours pour objectif la satisfaction client. Ca à au moins l'avantage de forger l'expérience, de commencer à se faire connaitre, vu que de toutes les façons, on va gagner des clopinettes, autant commencer tôt :)

Christoph.    16 décembre 2010 Répondre à ce commentaire

@bruno : Je sais... mon but n'est pas de démoraliser les futurs e-commerçants, mais plutôt de leur éviter de se prendre un gros mur, en leur donnant des bases pour savoir ou ils vont mettre les pieds, et mieux se préparer.

Je reçois trop d'emails de personnes faisant du e-commerce à perte depuis plusieurs années, et qui sonnent comme des appels à l'aide, car ils n'ont plus les moyens de se payer des actions de marketing et encore moins un consultant.

Mais qu'est ce que je peux y faire ??? Rien. A part leur dire de revoir les fondamentaux. Et les fondamentaux sont dans cet article.

Bien sûr, le tableau n'est pas si noir que ça, ca marche très bien pour de nombreux e-commerçants, mais ils ne se sont pas jetés dans le grand bain sans avoir pris des cours de natation avant.

Ludovic    16 décembre 2010 Répondre à ce commentaire

Excellent article.
Un seul mot : REALISME.

et c'est ce qu'il manque à beaucoup de monde.
et encore ce chiffre annoncé est conditionné. Entre autre par :

# s’il n’y a pas un concurrent qui est apparu pour croquer vos parts de marché,
# si vous avez que des clients contents,
# si vous n'avez pas eu des dépenses imprévues.

Soyons réaliste, les 3 contraintes seront au rendez vous :D

logiciel gratuit    16 décembre 2010 Répondre à ce commentaire

Excellent article qui remet bien les choses en perspective. Je confirme avec le cas concret de ma première boutique : http://www.zandira.com/

Article que je vais faire tourner aussi aux amis / connaissances qui tiennent ce genre de remarque : Vache, tu dois te faire un max de pognon avec ta boutique :-)

Littlebuzz    16 décembre 2010 Répondre à ce commentaire

je vois bien ce que tu veux dire, c'est TRES énervant ce genre de remarque.
PS : belle boutique, très agréable de s'y promener.

Ludovic    16 décembre 2010

Bonjour,

article fouillé, détaillé et argumenté... Aux antipodes du discours ambiant sur l'e-commerce, émanant de prestataires plus soucieux de leur chiffre d'affaire que de celui de leurs futurs clients.
Gageons que le prochain dossier 'scandale' relayé par les médias concernera les abus desdits prestataires, on commence déjà à en entendre parler un peu ça et là sur la toile.

A quand une clause de résultat liant le conseilleur et le payeur ? Indexer une partie significative de la rémunération d'un prestataire sur les résultats de l'entreprise cliente me semblerait plutôt sain. De l'accompagnement, de l'engagement, du vrai.

Découper l'aventure d'une création e-commerce en différents postes de recette dépenses comme l'a fait Ludovic est réaliste et formateur, loin de décourager des vocation, je pense plutôt que cette démarche est de nature à générer des business-plan sérieux, et d'augmenter par là le taux de réussite des futurs e-commerçants.

Le seul fromage gratuit se trouve dans les pièges à souris, dans e-commerce il y a commerce, donc investissement financier et personnel, business-plan, relation aux autres etc... pas de raisons à priori de croire qu'il serait plus simple et moins couteux de prospérer sur le web que via une boutique physique. L'ancetre de l'e-commerce, la VPC, générait elle aussi en son temps les mêmes fantasmes de gains rapides et quasi garantis, le tout confortablement installé dans son salon.

Je n'ai pour ma part pas de projet e-commerce, mais je trouve dans ce blog différentes analyses marketing, et articles pragmatiques qui sont tout à fait utilisables dans d'autres projets de création liés au web (presse en ligne, portail...). Merci !

Xavier    16 décembre 2010 Répondre à ce commentaire

Merci Xavier ;-)

Par contre, rémunérer le conseilleur au résultat, je suis contre ! lol
Je ne compte plus le nombre de fois où je donne des conseils et je vois finalement le client faire l'inverse 1 semaine plus tard, ou ne rien faire du tout, ou le faire mal. C'est dans la bonne mise en oeuvre d'un bon conseil que l'entreprise va y trouver sa plus grande valeur.

Sérieusement, pour que ce genre de deal puisse avoir un intérêt pour le consultant, il faudrait qu'il s'occupe de mettre lui même en place ses conseils. Ce qui revient à devenir le chef de l''entreprise à la place du client. Impensable... ou alors il faudrait être sacrément intéressé au résultat pour que le jeu en vaille la chandelle.

Ludovic    16 décembre 2010

Merci pour les indicateurs qui va faire reculer beaucoup de monde. :)

Ringard    16 décembre 2010 Répondre à ce commentaire

Discours pragmatique.

J'aurai même un peu plus insisté sur les frais de transport et d'emballage, qui peuvent coûter un bras, pour peu qu'on ait des produits fragiles/lourds.

Sébastien    16 décembre 2010 Répondre à ce commentaire

Très peu de gens se rendent compte le travail qu'implique un site ecommerce, et la difficulté de se faire une place.

Le pire, c'est que la deuxième année et la troisième, les charges ont tendances à augmenter, ce qui plombe encore plus le ecommerçant.

Sans compter ensuite les prestataires "escrocs" qui vendent des sites mal conçus à des prix exorbitants...

Daniel Roch    16 décembre 2010 Répondre à ce commentaire

Bonne remarque Daniel ! Là, on va les achever les optimistes du e-commerce ! lol

Les charges augmentent les années suivantes = le besoin de CA, et donc d'acquisition de trafic est encore plus important. Il faut donc mettre les bouchées doubles sur le webmarketing pour ne pas trop subir la pression fiscale.

Ludovic    16 décembre 2010

bonjour,
Moi je rajouterai qu' il faudrait faire le tri dans les vrai prestataires qui connaissent leur métier et tous les autres car on trouve de tout et surtout du n'importe quoi et j'en ai etait victime. Aujourd'hui n'importe qui sur le web peut se proclamer "referenceur" ou autre sans aucunes conditions d'un minimum de connaissances ou de certification réelle et sérieuse de la part d'organisme reconnu par la profession. Trop souvent on trouve des sociétés qui vous donnent des devis exorbitant en vous expliquant que c'est le tarif pratiqué par des vrais professionnels donnant l'air ainsi d'être sérieuse alors que ceux sont uniquement des escrocs!!
C'est pourquoi je suis pour le paiement en partie des prestations aux résultats. D'ailleurs certaines sociétés s'y mettent. C'est un bon début...

hervet    25 janvier 2011

Je ne peux que "plussoyer" ton analyse. Il est clair que si tu désires minimiser les différents coûts présentés (obligatoires pour toutes activités afférentes à l'e-commerce), tu dois apprendre, lire et travailler à hauteur de ce qui serait réalisé par ton prestataire technique.

Cela nous amène au cœur du problème. Doit-on juste tout sous-traiter et s'occuper du développement stratégique ou mettre les doigts dans le cambouis dès le départ et déléguer au fur et à mesure? Question de balance indispensable pour tout e-commerçant!

faire-part naissance    16 décembre 2010 Répondre à ce commentaire

Bonne question : je n'ai pas la réponse. Je constate juste que personne n'est capable de tout faire soit même, et que l'amateurisme en e-commerce ne pardonne pas. Il faut faire bien, tout de suite, pour avoir une chance de réussir.

Je pense qu'il faut un juste milieu. Sous-traiter les postes essentiels pour créer du trafic, et permettre au commerçant de se concentrer sur la gestion du site et des clients me semble une bonne voie.

Ludovic    16 décembre 2010

Voilà un article que je linkerai à loisir la prochaine fois qu'on me demande un site e-commerce à 5000 euros ou qu'un pauvre auto-entrepreneur se sera fait rouler par un presta trop cheap... Merci !

STPo    16 décembre 2010 Répondre à ce commentaire

Et encore sur le salaire c'est très large !
Un panier moyen à 50e HT hors frais de port, c'est déjà très bien... Pour être plus réaliste, je dirai qu'il vaut mieux partir sur 40€ HT hors frais de port (ce qui fait 60€ TTC frais de port inclus tout de même)...
Pas si simple !

sylvain    16 décembre 2010 Répondre à ce commentaire

Concernant le point "La marge sur les produits" 50% de marge sur le net c'est aussi irréaliste ;)

On a des leaders en face qui n'hésitent pas à marger à moins de 20% sur certains produits ! Sans parler des coûts plus importants chez les fournisseurs pour des petits volumes.

Le problème c'est que l'on a souvent pas d'autres choix que de s'aligner sur la concurrence... Comparer les prix sur le net par les internautes çà se fait en 2 clics.

Magentix    16 décembre 2010 Répondre à ce commentaire

Pas tout a fait d'accord, ce n'est pas irréaliste. Cela dépend de ce que tu vends. Si tu veux vendre de l'électroménager, des chaussettes, ou des produits de grande consommation qu'on trouve déjà partout, en tant que distributeur, c'est clair que la marge produit est très inférieure à 50%. Plutôt du 15-20%, et encore.
De toute façon, se lancer dans le e-commerce en faisant 20% de marge sur le prix de vente HT d'un produit, c'est du suicide...

Si tu es fabricant de tes produits, il y a déjà une belle amélioration car tu n'as pas d'intermédiaire avec le client final. On ne me fera pas croire qu'un fabricant de bijoux ne vends pas le double du prix que ça lui coûte.

Si tu fabriques et vends des produits de niche, tu peux faire du 100%, 200%, ce n'est pas impossible, c'est juste rare.

Donc entre les extrêmes, 50% ne me semble pas déconnant même si je suis d'accord avec toi sur le fond. La vraie moyenne est probablement bien en dessous de ça.

Ludovic    16 décembre 2010

La voix de la sagesse a parlé ! Nous sommes en pleine création du site e-marchand et nous avons vu pire que toi (si, si !!) car tu as été bien gentil avec ta marge de 50%. Nous avons fait appel à une agence web parce que nous sommes ni développeur, ni webmaster et c'est vrai c'est un budget conséquent pour nous on en est déjà à 12 000 euros. Et c'est pas fini car nous pensons à des améliorations régulièrement (notamment grâce à deux de tes articles) qui à chaque fois occasionnent un coût supplémentaire. Alors (je vais me faire huer) j'avoue que le webmarketing "profond" sera fait peut-être un mois après le lancement, histoire de digérer le coût principal du site. Encore merci pour tes articles.

cathy manseri    16 décembre 2010 Répondre à ce commentaire

Croire que internet est la poule aux oeufs d'or est un doux rêve. Comme la VPC papier les taux de conversion.CONTACT/COMMANDE sont à peux près identique entre 1 et 2%. et comme tout entreprise les délais de rentabilité sont de 3 à 5 ans. pour avoir des retours sur investissement.
Pour notre part nous faisons de la VPC papier depuis 20 ans et internet aujourd'hui est un apport dans la comerçialisation. De plus nous avons un lieu de diffusion grand public de nos produits et chaque étiquette de tous nos produits, porte la mention de notre site. et malgré cela, malgré que nous soyons satisfait des résultats actuelles(notre site est ouvert depuis octobre 2010..il est loin d'être rentable pour l'instant.
Avoir un site aujourd'hui est incontournable pour sa clientèle, mais comme la TORTUE chaque jour lentement mais surement..si l'on veut aller loin !

geraud    16 décembre 2010 Répondre à ce commentaire

Bien vu Ludo... à partir de mes chiffres qui ne sont pas tout à fait les mêmes, grosso merdo j'en arrive aux même conclusions.

@Xavier : remettons un peu les choses à leur place. Un prestataire web fourni des outils, des prestations, du conseil. Est-ce que tu te vois demander à ta banque : "je monte mon entreprise, je vous paye en fonction de la réussite de mon projet" ?
Pour parler de banque : lorsqu'un client arrive avec la méga idée qui va révolutionner le e-commerce et un budget de 5000 euros et qu'il te demande d'étaler le paiement sur un an, c'est qu'il te prend pour une banque et qu'il s'est trompé d'adresse.
Quand tu achètes une voiture, tu n'exiges pas du garagiste qu'il te paye ton assurance ni qu'il conduise ta voiture à ta place : si tu roules à 200 de nuit sans lumière et que tu te manges un platane, c'est ta propre responsabilité, sauf si le garagiste a oublié de te serrer les boulons de la roue avant.

Cette société du gilet jaune me gonfle, les gars... entreprendre c'est prendre ses risques et les assumer, alors oui il y a encore trop de prestataires peu scrupuleux et peu compétents, et il y en aura aussi longtemps qu'il existera des gens assez naïfs pour croire aux contes de fées.
Tu veux te couvrir à 100% en cas d'échec de ton projet ? Demande à un assureur, dont c'est le métier, s'il accepterait de couvrir un tel risque, ça m'étonnerait que tu en trouves, alors demander à un prestataire web de servir de banque et d'assureur faut pas rêver.

J'écris un truc en ce moment sur cette perception magique de l'univers du Web ou le Webmaster est le "maître du web" et ou des "gourous" font des incantations pour augmenter le panier moyen... faut redescendre les gars, Dieu, sur le web, n'existe pas (non plus). Comme je me plais à le dire, le e-commerce c'est le Far West, c'est donc pas fait pour les fillettes (dit-il en remontant son Stenson d'un vague index tendu vers le ciel). Quelques connexions entre les neurones ne sont pas un luxe pour se lancer dans le business quel qu'il soit. Se lancer bille en tête avec des charlatans ou des vendeurs de poudre de perlimpinpin, ça forme la jeunesse.

François    16 décembre 2010 Répondre à ce commentaire

Merci pour ce super article. Cela fait maintenant 7 mois que j'ai ouvert mon Ecommerce et me voila exactement dans le cas décrit! Merci pour ce réalisme ;) Virgile
Everything4Mobile.fr

Virgile    16 décembre 2010 Répondre à ce commentaire

Article très interesant !
Nous avons tous besoin de voir ce que ca donne écrit noir sur blanc.

Il ne manque plus qu'à ne pas décider des prix de ventes et ca ressemblera beaucoup à l'agriculture.

C'est toujours plus facile de compter l'argent des autres. Deplus nous n'avons pas tous la même calculatrice ...

rom    16 décembre 2010 Répondre à ce commentaire

@ludovic. Quand je me suis lance en 2007 j'ai absolument TOUT fait tout seul : développent du site, charte graphique, back office, compta, gestion des campagnes adwords, sourcing, réception des conteneurs, expédition des commandes, Sav, photos, détourage, fiches produits ... J'ai atteint les 300 v/j en 2 semaines ( l'avantage de se lancer avant Noël) mon retour d'expérience est que c'est possible mais cela demande une excellente connaissance de tous les sujets et une organisation sans faille. Si je devais le refaire, je ferais pareil a l'exception de la logistique ( que j'ai externalisé ensuite) : en effet, préparer les colis n'apporte aucune valeur ajoutée. Pour le reste, ca n'est que des économies pour investir dans la chose la plu importante: LE STOCK!. Lorsque j'ai commence a gagner de l'argent, c'est a ce moment la que j'ai investi dans des prestataires prompts a OPTIMISER ce que je faisais par moi même : logistique, détourage et plus récemment développement.

Car enfin, il ne faut pas oublier que le principal argent investi doit être dans le Stock !

Benjamin    16 décembre 2010 Répondre à ce commentaire

Benjamin... Tu sors ---> :-)

Non sérieusement, des personnes comme toi, j'en connais quelques unes mais je les compte sur les doigts de la main. Bravo !

Si j'ai bien compris, c'est toi qui fait http://www.pokeo.fr.OK, donc en 2007, les accessoires de poker étaient une quasi niche de marché et tu t'es lancé au moment ou la mode du poker a explosé dans les médias. Tu as eu un excellent "timetomarket" = lancement du site au bon moment, pour booster ton activité et apporter des résultats rapidement .
Tout le monde n'a pas cette opportunité. Pour moi, tu es une exception ;-)

Ludovic    16 décembre 2010

Je pense que le fond de cet article est valable pour les néophytes. Une personne qui connait les ficelles du e-commerce et notamment celles des différents leviers de trafic peut espérer faire bien mieux et beaucoup plus vite.

Malheureusement (ou heureusement pour ceux qui s'y connaissent bien), la plupart des petits e-commerçants ont plus de connaissances sur les produits qu'ils vendent que sur le moyen de les vendre...

C'est beau le web ! :)

proteines    16 décembre 2010

pourquoi tu ne dis pas dans quel secteur, ça peut aider à la réflexion...

ysabellerose    26 janvier 2011

Là tu es gentil sur le final, car ce que tu donnes n'est pas le salaire mensuel qu'on peut espérer avoir mais la marge nette.

Si on veux se payer un salaire il faut encore diviser ce chiffre par deux pour obtenir ce qu'on va réellement pouvoir avoir dans les poches.

Et quand il ne reste plus rien, on a plus de fond de roulement, donc on ne peut plus financer du stock, donc on ne grandit plus, donc... on meurt...

Ceci dit c'est bien de recadrer, mais tu reste quand même assez alarmiste. Je suis la preuve vivante qu'en partant de pas grand chose on peut sortir du CA qui devient intéressant.

Il faut par contre faire très attention à ses dépenses, bien mesurer son ROI (global et par canal), et ne pas être gourmand en terme de salaire. Et il faut pouvoir tenir sans revenu aussi, à moins de démarrer avec un peu plus de moyens.

Mais 10 k€ pour démarrer très franchement, ben je trouve ça déjà pas mal. Surtout quand j'entends mon chargé de compte de la poste me dire :

"- ah bon 12 000 € de capital ? Ah ben ça va je croyais que c'était moins
- ben non, je fais du commerce, il faut donc un minimum d'argent, et encore c'est quand même pas grand chose
- oh ben la plupart des nouveaux que je vois c'est plutôt entre 1000 et 5000 € de capital"

Dur dur dans ces conditions d'avancer et de faire un travail réellement professionnel à mon avis (ça c'était pour me contredire et apporter de l'eau à ton moulin ;)

Nico    16 décembre 2010 Répondre à ce commentaire

Oui, je sais, je suis alarmiste. Mais quand on dit les choses gentiment, les gens ne comprennent pas !!!

Et tu oublies de dire que tu as passé des centaines, voire des milliers d'heures sur les forums et blogs de conseil e-commerce avant de te lancer ;-) Et encore maintenant d'ailleurs.

PS : lire l'interview de Nicolas sur ce blog qui partage le secret de sa réussite en tant que e-commerçant ;-)
http://www.ludovicpassamonti.com/archive/2010/06/02/interview-ecommerce-boutique-rue-du-parapluie-transparent.html

Ludovic    16 décembre 2010

Article tres interressant comme d habitude - merci .
Le plus important pour moi c'est de construire son buisness sur papier avant de se lancer.
Sinon les couts seront toujours plus eveles :(

Yonathan    16 décembre 2010 Répondre à ce commentaire

Bonjour Ludovic,

Ton article est une excellente analyse... bravo ! A force on va y arriver à convaincre que NON, on ne gagne pas plein d'argent en sortant un site internet.

Je ne sais pas si tu as vu la dédicace d'Érik Nicolas sur Twitter hier soir (ni si j'ai le droit de mettre un lien vers son article ici?) mais il nous rejoint très bien, lui aussi, dans nos points de vue!

En tous cas merci pour ta citation ainsi que ton commentaire sur mon dossier.

Bien cordialement,

Gautier Girard.

Création entreprise    16 décembre 2010 Répondre à ce commentaire

@ludovic Merci pour ta reponse. D'accord avec toi pour le timetomarket (et encore je suis arrive que 4ème sur le marche). J'ai fait la même chose sur mon site de lanternes (www.skylantern.fr), un bon timing est essentiel pour la croissance. Malgré tout, je pense que tout les ecommercants qui se lancent pensent tous être dans un bon timetomarket non? ( je me vois pas lancer un site d'enchère par exemple :))

Benjamin    16 décembre 2010 Répondre à ce commentaire

"je suis arrive que 4ème sur le marché"> c'est énorme !!! Je ne sais pas ce qu'il te faut ! lol

Penses à tous les malheureux qui lancent une boutique de produits bio, de loisirs créatifs, de sextoys ou d'accessoires pour téléphone mobile. Il y en a déjà 5000 avant eux !!!
Moi, si j'étais à leur place, je n'irai pas. A moins d'avoir un truc vraiment différent à proposer...

Ludovic    16 décembre 2010

Oui mais premier arrivé = 1er sur google = 30% du marché.
C'est automatique !

Je rajouterais donc que pour gagner de l'argent (un peu) dans le ecommerce il faut offrir soit un nouveau produit (prem's!) - enfin plutôt une nouvelle gamme de produit- soit essayer de bouter le leader par
- plus de références (cf pascal)
- un nouveau service géniallisime (genre on vous paye pour vous livrer)
- des prix plus bas mais ca en général le leader il a aucun problème pour te désintégrer en moins de deux vu qu'il achète plus, donc moins cher.

Quoi qu'il en soit, on ne prend JAMAIS la première place sur Google même si le leader a le site le plus pourri du monde (mon expérience sur le marché du matériel de poker est hallucinante sur ce point)

Enfin je rejoint le point de vue de @Pascal sur le gros catalogue obligatoire sauf si tu fais du super spécialisé groovy tendance bobo (genre archiduchesse - que j'adore)

Pour les autres, point de salut.

Benjamin    16 décembre 2010

Cet article décrypte parfaitement le système et offre un point de vue intéressant, cependant pour pouvoir prétendre à autant d'achats via le web, le catalogue doit être très étoffé.

Une moyenne fait ressortir que 80% des ventes s'effectuent sur 20% des produits proposés, donc moins le catalogue est important, moins vous faites de ventes. CQFD.

Pour conclure bon courage à ceux qui se lancent, mais mis à part l'idée géniale, ne pensez pas devenir millionnaire en 12 mois ! ;)

Pascal CAMLITI    16 décembre 2010 Répondre à ce commentaire

Comme d'habitude, Ludovic a bien résumé la situation de 90% au moins des sites internets Francais : peu de créateurs peuvent en vivre dignement .
La TV nous parle toujours des gros site-commercants : cdiscount,pixmania,rue du commerce,fnac,.. qui cartonnent en chiffre d'affaire, ce qui est vrai et incontestable (et qui nous fait bien entendu rêver), mais personne ne dit ou ne remarque(volontairement ou non) que ces derniers perdent ou ont perdus des millions d'€ avant d'en dégager un profit,quand ils y arrivent..: ils bénéficient d'un effet de levier financier :aides de banques, de fonds divers ou en bourse tout simplement ,ce qui leur permet de faire une stratégie d'écrémage: on vend a 5-10% ,on perd de l'argent ,on explose les compteurs de vente, mais pendant ce temps là les concurrents ne vendent rien et déposent le bilan et lorsqu'ils sont en quasi monopole (disons 10 acteurs), il se mettent + ou - d'accord pour augmenter les marges.
Ceci est vrai dans la vie économique réelle a 100% mais - dans la vie du e-commerce car tout les jours, il y a des creations de site internet , soit par des auto entrepreneurs, soit des petites societés

bernard    16 décembre 2010 Répondre à ce commentaire

J'aurai pas dit mieux. Merci Bernard.
On attend toujours que Cdiscount annonce un bénéfice... un jour peut-être.

Ludovic    16 décembre 2010

suite:
soit des petites societés

bernard    16 décembre 2010 Répondre à ce commentaire

soit des petites societés avec 20000 € de capital (pour etre large) et donc désormais ces gros faiseurs genre rue du commerce , pixmania voire fnac ont bien compris la problèmatique: au lieu de se battre "inutilement" contre les petits qui se reproduisent + vite qu'ils ne meurent, il les prennent dans leur filet qui s'appelle "galerie marchande", comme cela ils ne prennent plus de risques financiers avec l'achat du stock et sa dépréciation qui découle naturellement,il laisse tous les commercants prendre leur risque financier a leur place et en sus, il leur ponctionne un % sur le CA : total bingo
Et c'est exactement le dernier compte rendu financier de rue du commerce : il sont encore décifitaires mais ils esperent devenir bénéficaire en fin d'année avec leur galerie marchande qui prend de + en + de part dans leur CA.
Desormais, ils n'auront plus qu'a s'occuper de la publicité, du look de leur site et de leur réferencement naturel.

Bref, pour revenir a l'article de Ludovic, je trouve exagérer quand meme une marge de 50%(sauf bien entendu sur les marchés de niche ou la joaillerie-bijouterie ou la les % sont a 3 chiffres):je dirais 30 a 45%.
Ayant crée mon site il y a 2 mois maintenant ,sur un marché concurrentiel: les accessoires pour portable, je dirais que meme si on fait ou essaye de faire un bon réferencement naturel, les résultats à court terme en terme de visites (et donc de CA sont décevants, par contre si on mitraille (terme du boss d'oxatis:MR Schillacci dans son livre:reussir sa boutique en ligne) en publicité: google adwords ou/et comparateur de prix), la les visites explosent et depuis 7 jours ou j'ai lancé ma campagne de pub, je suis a plus de 800 visites/jour.
Et malgré ce que je pensais,au vu des statistiques des retours des comparateurs de prix, les gens ne recherchent pas toujours le meilleur prix:ce qu'ils recherchent ,c'est de la disponibilité, un "beau" site qui donne confiance (prendre et appliqués autant que faire se peut tous les conseils avisés de Ludovic: genre technique de la réassurance.)et avec un prix très correct, bien placé mais pas spécialement le moins cher.

Enfin,dans le calcul de Ludovic, il inclut 15% de charges d'impot sur le bénéfice,
ok, mais quel bénéfice: je ne pense pas qu'il faut les prendre dans son calcul de rentabilité.

Je dirais qu'une chose en conclusion: créer un site e-commerce, c'est se lancer dans une aventure fabuleuse et notre plus grosse satisfaction (et notre récompense), c'est d'avoir une commande quelqu'en soit son montant.
Mais dans un premier temps, je pense que cela doit etre + un revenu d'appoint que d'esperer en vivre:ensuite si tout fonctionne, alors la les choses changent, enfin je pense car j'en suis encore loin..

Passamontiment
Bernard Sperandio
www.tech4you.fr

bernard    16 décembre 2010 Répondre à ce commentaire

Une autre chose qui a été abordée dans les discussions mais qui est très importantes et pour laquelle je mets en garde mes clients :
la livraison des produits.

Il faut en effet mettre en place un process pour imprimer les étiquettes avec les adresses, empaqueter les produits, convoyer tout cela à La Poste puis faire la queue (imaginer quand vous vendez des objets d'un certains poids comme de beaux livres d'arts par exemple) ou encore pour chaque article/client spécifier le numéro de Chronopost ou autres pour avoir un suivi du colis.
C'est HYPER chronophage ! :(

Et une question qui laisse souvent sans voix les prospects mal (pas ?) préparés :
"A l'heure des envois sous moins de 48h des produits (Amazon livre gratos en même pas 24h), qu'allez-vous faire si vous partez quelques jours en vacances ?"

Une dernière chose : Bravo Ludovic pour cet article et le reste du site ! :)

Thomas

Thomas - Théia agence conseil en solutions multimédia    16 décembre 2010 Répondre à ce commentaire

Salut Thomas,

J'ai vécu cette galère pendant 1 an. Autant dire que la valeur ajoutée de mes bras qui faisaient les cartons de 11h à 16h non stop était proche de 0. Sans compter le zaphyra plein de mallettes de poker de 9kg à déposer à la poste de quartier le 23 décembre qui me répond qu'elle ne peut pas en gérer autant !

C'est pourquoi (mais ca n'est que le résultat de mon humble expérience), je conseille à tout ecommercant débutant d'être tout de suite un poil ambitieux (sauf si ses produits sont très léger, type chaussettes ;))et de s'appuyer d'entrée sur un logisticien aux prix souples pour ne pas se ruiner en frais fixes au départ.

(Mes amis de Natiloo ont fait ca dès le départ, ils ont eu en 3 ans un CA 10 fois supérieur au mien)

Je ne ferais pas de pub a mon logisticien en public mais ce sont vraiment des gens bien et souple pour les petits ecommercant.

Benjamin    16 décembre 2010

@François, nous parlons bien de la même chose. Mon propos ne concernait guère que les garagistes oubliant de serrer les boulons. Ta métaphore me convient bien, je vois de nombreuses similitudes entre les 'pros' de l'auto (-proclamés :) et ceux du web. Sans être tout à fait le ravi de service, j'ai donné dans les deux cas, merci.

Tu as raison, les voyages forment la jeunesse, et mes déconvenues m'ont conduit à m'intéresser vraiment au web et par voie de conséquence à augmenter modestement mon niveau de compétences.

Ce n'est pas croire à un conte de fée que de confier la réalisation d'un site à un pro et de ne rien voir venir 10 mois après, malgré un cahier des charges initialement et correctement établi.

De même, autre expérience plaisante, voir son site figé dans l'univers du web à tout jamais parce que les disques dur du prestataire de confiance ont été victimes de la foudre... Pauvre site, paix à son âme, il aura vécu 4 mois.

Démèler le bon grain de l'ivraie me semble un des problèmes majeurs du web, et en ce sens les conseils de Ludovic hissent vers le haut la compréhension des 'amateurs' dont je fais partie. Cela exige néanmoins une implication forte du client.

L'assistanat n'est pas ma tasse de thé (gilet jaune...) l'arnaque à la compétence non plus.

La notion de garantie, de bonne fin, de service, de qualité, de résultat, peut être prise en considération, elle existe dans le domaine du conseil : ressources humaines, immobilier, droit. Elle ne vise pas à fractionner le paiement, se substituant ainsi à un établissement bancaire comme tu le souligne avec pertinence, mais à rassurer le client quand à l'obligation de moyens, de résultat ou de devoir de conseil de son prestataire.

Déficitaire par essence, l'assurancetourisuebusiness, n'existera probablement jamais,
mais ta charmante allusion à la poudre de perlimpinpin me laisse espérer que tu me donneras bientôt la potion magique permettant de détecter à coup sûr le bon pro, m'évitant ainsi de fâcheuses rencontres. Et cela, c'est un conseil qui vaut de l'or...

Xavier    16 décembre 2010 Répondre à ce commentaire

@Xavier : je vois que tu t'es fait la totale... je compatis...

C'est vrai, le client est en droit d'attendre une garantie de qualité, un engagement sur des délais qui soient respectés, une viabilité et une disponibilité du service sans faille, une réactivité du prestataire, bref un vrai service de qualité. De notre côté on fait en sorte de livrer ça, sans glycol, ni paraben ni perlimpinpin 2.0 :)

Pour la recette miracle du prestataire, c'est comme pour les pâtes, faut que ça boue à gros bouillon et goûter pour savoir quand c'est al dente : juger sur la qualité des réalisations, ne pas hésiter à contacter directement les clients (quitte à se faire envoyer balader de temps en temps), et tout faire par écrit. Mais pour finir avec les assurances, la meilleure assurance est quand même de confier le projet à quelqu'un de compétent et apte à l'encadrer, notamment quant au choix des prestataires, un consultant quoi... j'en connais certains qui n'écrivent pas que des conneries dans leurs blogs.

François    16 décembre 2010 Répondre à ce commentaire

François,

à la formule " j'en connais certains qui n'écrivent pas que des conneries dans leurs blogs", j'aurai préféré :

"j'en connais certains qui écrivent beaucoup de choses censées dans leur blog" ;-)

Non parceque sinon, ça sous entend qu'il y en a un qui racontent pas que des choses censées... alors bon... bof quoi... lol

Ludovic    16 décembre 2010

@François : excellente conclusion, j'y adhère sans réserves :)

Xavier    16 décembre 2010 Répondre à ce commentaire

C'est malheureusement la réalité qui rend la rentabilité très difficile dans le ecommerce. Excellent post, cependant à 15% les frais généraux me semblent sous-estimés notamment du fait des frais de transports qui constituent forcément un poste important en VAD.

quedubio    16 décembre 2010 Répondre à ce commentaire

Très bon article Ludovic. Il faut en effet mettre en avant le côté "obscure" d'une création de site e-commerce ! Tout n'est pas aussi simple qu'on veuille le faire croire. Quand on démarre avec peu de moyens il faut énormément de temps et de persévérance. Pour ma part, j'y ai passé, à mes débuts, 15 à 18 h par jour... seule... webmaster, commerciale, secrétaire, comptable... il faut TOUT gérer ! Aujourd'hui, je respire un peu plus mais c'est un vrai travail à temps plein !
Je rejoins Bernard, c'est effectivement une aventure fabuleuse et j'encourage les nouveaux créateurs. Ne baissez pas les bras ! Si vous avez quelques deniers vous permettant de vous décharger pour certaines tâches, n'hésitez pas mais faites attention où vous mettez les pieds, il y a beaucoup de requin sur le net !
Si au contraire, comme moi, vous débutez avec rien si ce n'est votre volonté et force d'y croire, alors armez vous de patience et foncez !
Et surtout, bien retenir que la 1ère année ne génère, en générale, très peu voir aucun salaire.
Un petit clin d'oeil a Gautier Girard, qui publie effectivement et également de très bons articles.
Bon courage à tous.
Nathalie
www.gagneatouprix.fr

nathalie    16 décembre 2010 Répondre à ce commentaire

Bonjour Ludovic, je peux corroborer ton post avec nouveau article "Rentabilité d’un e-commerce : petite étude statistique", issue d'un questionnaire téléphonique fait entre septembre et octobre. J’ai sélectionné 50 boutiques et leur ai proposé un questionnaire portant sur 35 points.
http://enricopanai.com/blog/rentabilite-d-un-e-commerce-petite-etude-statistique/

Enrico Panaï    16 décembre 2010 Répondre à ce commentaire

rebonjour Ludovic

pour info, voila les bilans des 2 gros faiseurs e-commerce et cela confirme nos dires et il ne faut pas être expert comptable ou être expert en comptabilité (bien que cela soit ma formation)pour voire la non viabilité du système (sauf pour la technique du filet "galerie marchande")comme le prouve le bilan de RDC.
Moi, perso, je préfère être petit, faire un petit CA (vu les sommes ci dessous), se payer correctement, dégager un peu de bénéfice, avoir des clients satisfaits et etre heureux et fier de son site.

http://www.societe.com/bilan/cdiscount/424059822200903311424059822200803311.html

http://www.societe.com/bilan/rue-du-commerce/422797720201003311422797720200903311.html

cordialement
Bernard Sperandio
www.tech4you.fr

bernard    16 décembre 2010 Répondre à ce commentaire

Bonjour,

Pour réussir, deux façons : bosser et... bosser !
Les doux rêveurs qui s'improvisent webmasters ou commerçants déchantent.
J'ajoute à ton analyse qu'il faut déjà être professionnel de son domaine avant de se lancer sur internet.
Décider d'ouvrir une boutique de thés ou de pièces détachées quand on est pas du métier est un suicide financier.
Une formation marketing est également nécessaire : comment vais-je attirer ces fameux "300 clients/jour" ?
Sur ce point, les webmasters sont en général très théoriques car non formés à cette discipline... !
Globalement, si l'argent était facile à gagner... cela se saurait !

catherine VAILLANT    17 décembre 2010 Répondre à ce commentaire

Merci Nathalie. ;-)

Creation d'entreprise    17 décembre 2010 Répondre à ce commentaire

Excellent article qui montre aussi l'intérêt de trouver sa niche, de bien sélectionner ses fournisseurs et de garder une excellente maitrise des coûts (voire de faire un max seul). A titre personnel j'ai tout fait moi même dans un premier temps pour au plus vite passer la main de la logistique à un logisticien, c'est la meilleure décision prise depuis la création de mon activité...le prochain site démarrera aussi directement avec un logisticien. C'est d'ailleurs un régal d'être en vacances au ski ou a la plage, de voir les commandes tomber en sachant qu'elles sont expédiées par le logisticien...

mathias    17 décembre 2010 Répondre à ce commentaire

La photo très encourageante...
Enfin l'arrivée d'un article qui dit la vérité comment ça se déroule dans le cas typique. Cela donne une bonne orientation. Bravo et merci!

Par contre une continuation serait très intéressante également:
Qu'est-ce qui se passe la deuxième et la troisième année de l'existance d'une boutique (si on a survecu)?
1000 visites par mois? 4% CTR? Comment ces indicateurs évoluent dans le temps en moyen (si on ne parle pas de cas exceptionnels)?

altavic    17 décembre 2010 Répondre à ce commentaire

Exercice qui me semble impossible que de parler des années suivantes en faisant des généralités, car chaque entreprise aura évolué différemment, alors que les problématiques du début sont presque les mêmes pour tous. Mais je peux y réfléchir.

Ludovic    17 décembre 2010

Merci Ludo. Pour ma part, je suis à 100% d'accord avec ta vision du e-commerce.

Après avoir lu ton post, je suis tombé sur l'article suivant du célèbre blog d'Olivier http://www.blog-ecommerce.com/creez-des-images-3d-de-vos-produits-pour-pas-cher. Quand on lit les chiffres impressionnants qu'il avance pour des petites structures (et il sait de quoi il parle), je comprends que tu puisses entendre des "choses surréalistes" de la part de certains prospects ;)

Hassan    17 décembre 2010 Répondre à ce commentaire

Petite précision : les clients d'Olivier n'ont pas quelques mois d'existence, mais déjà plusieurs années de pratique sur le web.

Et je le répète : le nombre de commandes ou le CA mensuel d'un site e-commerce n'est PAS un indicateur de rentabilité. On peut avoir beaucoup de commandes, et gagner des clopinettes à la fin.

Ludovic    17 décembre 2010

Bonjour Ludovic,

Je viens de découvrir votre blog par le biais du Capitaine.
Je me reconnais tout à fait dans ce que dit Nathalie.
Nous avons lancé notre boutique de déco japonaise il y a 5 mois et avons tous fait nous même (site, référencement, photos, adwords...). L'avantage est que j'ai une expérience commerciale et que je bidouille des sites php/Mysql depuis pas mal d'années. J'ai aussi lu énormément de sites ou blogs sur le référencement, le taux de transformation le marketing durant les années passées...
Les commandes augmentent doucement. Nous commençons avec très peu de moyens et avons donc un travail à côté et sommes patients.
Je crois que ce serait le meilleur conseil à donner à quelqu'un qui se lance dans le e-commerce: avoir un travail à côté pour payer les factures et considérer la première année comme un investissement ! De plus il y a TOUJOURS des imprévus. Dans notre cas la Sanbox sur certains mots clés (merci Google) et l'impossibilité d'envoyer des colis aus US par la Poste le mois dernier !
Par contre nous avons l'avantage de travailler au Japon où se lancer dans le pet'e-commerce est plutôt simple et là je pense que Thomas sera d'accord avec moi.

Loïc    17 décembre 2010 Répondre à ce commentaire

Merci pour cet article, du coup ca me fait penser a la serie "Bootstrapped, profitable & proud" de 37signals.com ( http://www.google.com/search?q=bootstrapped&sitesearch=37signals.com%2Fsvn )
Ca serait sympa de faire un tour d'horizon des ecommerces FR qui ont reussi et d'avoir une interview pour qu'ils nous donnent des tips. Bon la barriere du million de CA est ptet violente, mais 150k ca pourrait etre interessant (meme si le benef peut fortement varier).

tostinni    17 décembre 2010 Répondre à ce commentaire

@ Nico
Les autres entreprises peuvent avoir 1000 € en capital social et investir néanmoins 50 K€.

Après cela dépend beaucoup du type d'activité. Si c'est dématérialisé ou sans stock, c'est déjà plus facile.

Sinon, les 300 visites/jour, faut les faire.

Erwan    18 décembre 2010 Répondre à ce commentaire

Ohhh punaise... moi les 300 visiteurs par jour je les ai au bout de 2 ans et demi.
Je me suis lancée à l'aveugle, j'ai fait pas mal d'erreur... mais bon maintenant ca tourne... ah oui je suis juste surendettée... Mais honnetement je me fais pas 1000 euros par mois de salaire.
Je trouve vos calculs bien optimistes, même si beaucoup disent que ca fait peur... 6000 euros de CA mensuel au bout d'un an c'est TREESSSSSSS OPTIMISTE, à mon avis.
En tous cas super article, merci.

Stephanie F    20 décembre 2010 Répondre à ce commentaire

J'adore ce genre d'article qui parle de la réalité. On entend tellement " vous avez peu d'argent, lancez vous dans le e-commerce !" Enfin on l'entend de moins en moins quand même.

Dans le e-commerce, comme dans toute création d'entreprise, il ne faut pas espérer que les clients vous attendent. Ils vont plutôt vous découvrir si vous avez de bonnes actions marketing et un bon référencement et commencer à s'intéresser à votre business. Avant cela vous n'existez que juridiquement...

Dans chaque domaine, il y a des milliers de sites quasi-identiques, notamment dans les cadeaux, les articles pour bébés, les produits bio, le fait-maison... Parmi ceux-ci, peu s'en sorte confortablement, même au bout de 3 ans. La demande n'est pas élastique : ce n'est pas parce que l'offre augmente que la demande va augmenter.

Alors je suis ok avec l'idée qu'il faut trouver LA bonne idée, le marché de niche, mais une niche pas trop petite pour qu'elle puisse faire vivre un jour son créateur.

Et quand on dit " vivre de son site", on parle de combien ? Retrouvez son salaire antérieur, payer ses vacances annuelles, s'acheter une nouvelle maison??? Les sommes à dégager ne sont pas tout à fait les mêmes selon ses objectifs.

Bagatelles    20 décembre 2010 Répondre à ce commentaire

Très intéressant cet article qui permet aussi aux futurs ecommercants de calmer l'excitation du début. J'ai une idée OUI ! Je vais faire 100 commandes par jour et je vais gagner XXX Euros par jour....

Non, tant de paramètres sont en jeu et ton analyse permet de relativiser

papilloon    21 décembre 2010 Répondre à ce commentaire

Très bon article que je vais m'empresser de commenter sur Viadeo !

BACHER    26 décembre 2010 Répondre à ce commentaire

Rien à redire, cette article transpire la réalité ! Je me reconnais aussi dedans, lancé il y a 8 Mois dans la mode streetwear, il y aura fallu attendre les ventes de fin d'année pour atteindre un CA mensuel correct...mais rien n'est joué pour la suite !

Camille    26 décembre 2010 Répondre à ce commentaire

Bonjour,
vous avez cité le taux moyen de marge est de 50%
Vous avez déduit 3357€ de 6775€,
d'aprés moi une marge de 50% et CA DE 6775€ CE QUUI nous donne un prix d'achat de
6675/1,5 =4450€ Mensuel

Dhouha

fredj    27 décembre 2010 Répondre à ce commentaire

@Dhouha, une marge de 50% signifie que la moitié de ton CA HT correspond à de la marge donc que tu as acheté le produit deux fois moins cher que tu ne le vends soit 6775/2 = 3357€

Benjamin    29 décembre 2010 Répondre à ce commentaire

Aie, comment perdre ses illusions en quelques heures de liens en liens..
Mais ce retour sur terre est peut-être salutaire.
Mon dilemme se situe entre garder une activité à côté et donc un temps restreint sur son projet avec le risque de dilletantisme ou y croire, et se lancer à temps plein avec les risques que ça comporte..
.

bresilien    31 décembre 2010 Répondre à ce commentaire

Bonjour
Excellent article encore une fois. Je suis consultant/formateur et je me demandais si la création de e-commerce était plus facile que celle d'une activité de conseil. Et bien non au final, semble t-il, c'est aussi compliqué
J'ai beaucoup travaillé mon référencement dans mon domaine mais cela génère des contacts à la marge (en 1ère page Google pourtant) mais il en suffit d'un ou deux transformés dans mon domaine pour générer de gros marchés
Bref, Internet n'est pas la poule aux oeufs d'or qu'on veut souvent nous vendre. C'est du business, donc c'est (très) compliqué

Tannguy    11 janvier 2011 Répondre à ce commentaire

Personnellement, je suis persuadé que lancer une site e-commerce serait bien plus aisé si Google n'avait pavait cette prédominance en tant que moteur de recherche.

Franck (webmaster freelance)    15 janvier 2011 Répondre à ce commentaire

Google me semble assez juste mais bien sur ca rassemble tellement de sites qu'il peut y avoir quelques injustices.

musculation    19 janvier 2011 Répondre à ce commentaire

Oui cela résume bien la situation. Comme dis plus haut il faut aussi tenir compte du réinvestissement du Stock. Car pour survivre il faut grossir. Donc tout réinvestir dans son stock.

Je pense qu'il faut au minimum 2 ans pour y arriver ou mourir.

rideau de douche    24 janvier 2011 Répondre à ce commentaire

300 visiteurs / Jour en un an ? ah non c'est pas possible .. pourquoi ne pas faire un blog a côté pour augmenté votre visibilité , c'est beaucoup plus rapide non? moi je tente depuis deux mois bon ce n'est pas de l'ecommerce mais presque, je propose des produits en affiliation, donc tres peu de charge, cout du site 30e , hebergement 30e / an investissement moins de 100e, j'ai juste fais 50e d'adword

- 1 mois 250e
- 2e mois 350e
- 3e mois 700e


Je n'y connais rien je le dis a nouveau, mais créer un blog a côté ne permet il pas de croitre ses visites plus rapidement ?

Joe les bons plans mode    24 janvier 2011 Répondre à ce commentaire

Je fais partie de ceux qui trouvent la photo d'intro un peu choquante mais... je dois être rabat-joie j'imagine ;-)
En tout cas, bon papier, à lire en effet avant de se lancer.

marseille foot    04 février 2011 Répondre à ce commentaire

Bonjour,
Je suis gérant d' un e commerce qui fait plus de 1000 visites/jours 180 000 € de c.a .
Et je peux vous dire, que les marges a 50/% c est termine en ligne car déjà avec 20 ou 30% je fais qu une dizaine de commandes jours. Panier moyen 68€ .
Temps de travail 12heure/jours salaire net 1200 €.
Hé oui enlever le rsi la tva l is .... Il vous reste que les miettes. Un salarie c est impossible.
Même avec mes 35 000 visites mois et 180 000 € de. c.a, je compte arrêter mon activité .
Car je touche le smic, et j ai investi 50 000€ en 2008.
Alors l eldorado du ecommerce, c,est juste une histoire que l'on voit a la tv !

Kechroud    21 février 2011 Répondre à ce commentaire

bonjour
Heu....! vu les CA que vous donnez, peut on savoir dans quel genre de produits vous êtes ?

Pierre    04 juin 2011

Bonjour

J'ai repris la calculette sur l'exemple plus haut : 10 commandes par jour *68€=680€ de CA/j, sur environ 240j travaillés soit 163k€, ce qui confirme l'ordre de grandeur de 180k€ de CA. Si marge nette de 25%, cela fait une valeur ajoutée de 45000€. Si on enlève 40% de charges Urssaff, RSI, Mutuelles, retraites etc.., reste 27000€
Divisé par 12, soit 2250 (max)
Donc l'ordre de grandeur de revenu à 1200/ 2000€ est correct
Pour une charge de travail sans doute importante,
Ca laisse rêveur....

Solex    26 février 2011 Répondre à ce commentaire

j'ai créé mon e-commerce en 2006 avec 2000€, pas un euros de plus. J'ai gagné de l'argent de poche pendant 2 ans.

Aujourd'hui je fais 300.000 euros par an et me verse un salaire de 6000 euros mensuelle.

inconnu    11 mai 2011 Répondre à ce commentaire

Bonjour, il serait intéressant de savoir comment tu a fait!
A+ merci

jm    01 septembre 2011

La réussite sur le web est la vente de produit qui marge beaucoup tout en ayant un cout d'acquisition de client à moindre cout.
En gros, j'importe un produit 10€, je le revends 40€.

Pour moi même avec un CA de 250 000€ HT, les fins de mois sont difficiles.

Tout ça parce que le budget pub est énorme, pas moins de 3500€ / mois et je m'attelle à le faire baisser ou tout du moins à m'assurer que le taux de conversion s'améliore.
Pourtant taux de marge à 64%...
Mais la pub, les frais bancaires, le comptable, la maintenance du site, l'hébergement, le matériel de stockage, le loyer et les assurances stockage et responsabilité civile, véhicule, maladie..., le téléphone, l'emballage, les contrats d'expédition, les droits de douane et le must pour la fin ..... tatatam... le RSI à raison de 37% ....pour aucun droit
Bref, nous sommes 2 ( 1 conjoint collaborateur) et cette année il ne restera pas plus de 15000€ de revenu.

inconnu    28 mai 2011 Répondre à ce commentaire

c'est une tendance d'aujourd'hui d'esperer vivre d'un e-commerce sans rien y connaitre. A mon sens quand on ne sais pas rédiger une description de produit, que "taux de conversion" ne fait pas parti de notre jargon, il faut se tourner vers autre chose.
Un gérant de supermarché maitrise chaque aspect de son commerce : marketing, rayonnage, stock, achat, etc etc ... un e-commerce, c'est la meme chose.
Maitriser ses produits ne suffit pas.

meuble teck    03 juin 2011 Répondre à ce commentaire

C'est un très bon article qui remet un peu les pieds sur terre...

Je suis tombé dessus un peu par hasard et cela me donne une idée des difficultés futures encore à surmonter. Merci :)

fajy    04 juin 2011 Répondre à ce commentaire

EXCELLENT article qui a le mérite rare d'être vraiment explicite et (malheureusement, j'ai envie de dire) surtout très réaliste. J'ai pas encore lu les commentaires qui m'ont l'air tout aussi pertinents, mais j'y vais de ce pas. Merci.

Imprimerie en ligne    05 septembre 2011 Répondre à ce commentaire

dis donc ... moi qui est en pleine creation de mon site web ... cela fait peur !
je creer ma boutique en ligne de vente d'extensions de cheveux ... la concurence est rude et j'en suis consciente ! mais motivée !
Pour vous donner quelques chiffres ... j'achete un paquet a 17€ pour le revendre 36 (moins cher que tous les concurents sur le marché) ! je pense que je peux me prendre une bonne marge .. niveaux charges ... elles sont pas énorme 13% (auto-entreprise) + 1.75€ en moyenne frais Paypal + 2.5e frais d'expeditions ... en bref une commande de 1 paquet me revient a 18€ ...
un paquet de 100 meche savant que les client(e)s en moyenne prenent plusieurs paquet. Je suis du metier donc je sais que lorsque je commandé, ce netais pas pour 1 paquet maos minimum 3-4 ...
Quen pensez vous ? cela vaut il le cout ? au moins esseyer je me dis que de toute façon je ne peux pas perdre grand chose ... mon stock me servira de toute façon pour mes propre pose sur mes clientes ...

stephanie    11 septembre 2011 Répondre à ce commentaire

Super article. A mille lieux de ce que l'on veut bien vous faire croire sur le e-commerce et sa super rentabilité !

Cadeau    26 septembre 2011 Répondre à ce commentaire

Il est vrai que certain domaine font rêver mais quand on pense bien a tout on déchante assez vite.
En tout cas très bon billet explicatif de la réalité du e-commerce de nos jours.

moto-piste    19 octobre 2011 Répondre à ce commentaire

oui très bon article.
J'aurais ajouté que le secteur d'activité dans laquelle est la boutique est essentiel : selon mes chiffres, avec 120 visiteurs par jour quelqu'un qui travaille dans le "farming" (pour le jeu Wow par exemple)va générer 10 000€ de CAF mensuel ; alors qu'avec le même nombre, un pro de la cosmétique Bio va juste arriver à 800€/mois...
Un autre point : certaines boutiques arrivent à réaliser des CAf importants sans optimisation de référencement (sans netlinking par ex) ! j'ai vu cela dans ces secteurs pourtant semble t-il concurrentiels.
Très bon blog au final,
A+

Thierry    15 décembre 2011 Répondre à ce commentaire

J'étais très enthousiaste pour monter un site ecommerce mais arrivé à la fin du post (commentaires compris) je déchante méchamment. Il me semble avoir une idée pas mauvaise, dans laquelle je crois. De plus je maîtrise des CMS (Prestashop), connaît un ami qui est référenceur et j'ai une formation marketing ce qui me laisait présager d'une possibilité de pouvoir faire quelque chose sur le net. La réalité semble toute autre... toutefois certains sites cités ci-dessus ne me donneraient pas confiance pour un éventuel achat ! Merci en tout cas à l'auteur car l'article à l'avantage de réfléchir à deux fois avant de se lancer (moi compris) et de foncer tête baissé !!!!

AE    09 janvier 2012 Répondre à ce commentaire

Bonjour

Cela est possible, nous avons réussis à dépasser les 5000 € de CA dès le 4 eme mois d'activité dans le domaine du cosmétique ethnoethniquemais ayant des contacts, plus de budget et du savoir faire en marketing il est vrai ...

pour répondre à un autre commentaire : Pour 100 visiteurs dans le domaine du cosmétique nous avons 2 commandes avec un panier moyen de 45 € soit 2700 € de CA pour 100 visiteurs par jour ...

Bien cordialement

didi    14 février 2012 Répondre à ce commentaire

Bonjour,

J'arrive tardivement vu la date de l'article, mais ce n'est que depuis 2 mois que j'ai pris la décision de me lancer dans l'e-commerce.

Je trouve que les calculs faits dans l'article sont très réalistes. Pour avoir un mari e-commerçant (3 sites e-commerce) avec pourtant de bons chiffres d'affaire (220k€ pour l'un d'eux, les 2 autres n'ont pas encore 1 an d'existence), il n'a jamais pu en vivre. Il est référenceur à son compte, ça lui laisse donc la liberté de gérer ses sites comme il l'entend, car en étant salarié ça aurait été compliqué.

Je démarre donc mon business, forte de l'expérience de mon mari, c'est la raison pour laquelle je vais mettre mon site en ligne tout en continuant à travailler. Je n'aurais ainsi pas la pression de l'argent qui manque, et je vais pouvoir faire prospérer ma boutique tranquillement.

Le but étant que je puisse quand même en vivre un jour ;)

Eléa    19 février 2012 Répondre à ce commentaire

"Pour 100 visiteurs dans le domaine du cosmétique nous avons 2 commandes avec un panier moyen de 45 € soit 2700 € de CA pour 100 visiteurs par jour."

C'est plutôt bien. J'ai cela (de temps en temps) pour un magasin en ligne d'antiquité militaire. Mas le panier est plus important.
Neanmoins, je pense que le normal c'est du 1 commande pour 100 Visiteur.
100 visiteur par jour c'est au bout d'un an d'existence.
Un peu deprimant.

Bijouterie    03 avril 2012 Répondre à ce commentaire

Notre ecommerce à maintenant 1 ans et 1 mois

Bilan :


- 7650 clients
- 330 références mais beaucoup de déclinaisons pour chacun ( marge moyenne de 2,9 )
- Moyenne de 600 visiteurs par jour
- Panier moyen de 49 €
- Moyenne de 4,2 commande pour 100 visiteurs
- 26500 € de ca mensuel
- Une exclu en tant que revendeur officiel en france d'une grande marque de maquillage Londonnien.

Publicité :

50 € d'adword / jour
20 € de publicité Facebook / jour
Déjà 3 pub magazine beauté en deuxième couv
Page fan facebook et twitter conséquente
Partenariat d'une armée de blogeuses et youtubeuses conséquent présentant nos produits à leur abonnés en contre partie de produits gratuits
Les 3/4 de nos produits sont référencé sur la première page de google
Ouverture prochaine de 2 boutiques sur Paris le crédit est accepté.

Nous avons commencé avec 20000 € ... rien n'est impossible il suffit de réunir des compétences qui se complète et de devenir le requin de l'océan en attendant de pieds ferme vos concurents ...

didi    03 mai 2012 Répondre à ce commentaire

Félicitation car c'est un article qui pourrait faire objet de référence pour la bonne gestion de son site e-commerce.merci,c'est absolument ce qu'il me faut en ce moment vu que je commence dans ce domaine.

vanessa    07 août 2012 Répondre à ce commentaire

Parlons-en de Natiloo! Vu le nombre de clients qui ont payé des commandes qui ne leur ont pas été livrées et ceux qui, comme moi ont bien reçu leur commande mais qui ont dû retourner des articles et qui n'ont jamais été remboursés, Natiloo peut se vanter de faire du fric. L'arnaque est bien déguisée! Après Natiloo comment peut-on faire confiance à ce genre de commerce?

portal    08 septembre 2012 Répondre à ce commentaire

Excellent article très réaliste, beaucoup d'entrepreneurs devraient mieux étudier leur projet avant de se lancer et de perdre un temps précieux.
J'ajouterai tout de même qu'en fonction du secteur il n'est pas forcé d'attendre 1 an avant d'atteindre 100 visites.
Dans certains domaines très peu concurentiel et avec une bonne stratégie marketing et de référencement naturel ce chiffre peut être atteind beaucoup plus rapidement.
De la même manière le taux de conversion est extrèmement variable en fonction de nos tarif et ceux de nos concurents, en fonction du sérieux que dégage la boutique, des garantis proposées etc...

Jérôme    21 décembre 2012 Répondre à ce commentaire

Bonjour. Merci pour tous ces conseils avisés, j'ai pris le temps de tout lire et j'adhère à la majorité des remarques. Toutes ces analyses de rentabilité concernent le cas d'un projet mené seul et avec un stock dédié au e-commerce. Que pensez-vous d'un projet e-commerce monté avec un associé qui dispose déjà d'une boutique physique et donc d'un stock de marchandise ? A ce sujet j'aimerais avoir votre avis d'expert, est-il préférable selon vous de créer le e-commerce en entreprise distincte de la boutique physique ou de faire rentrer le e-commerce dans le capital sous forme d'apport en industrie ? Merci d'avance pour vos réponses

Mike    19 mars 2013 Répondre à ce commentaire

Bonjour tous le monde, très bon article qui fait réfléchir effectivement.
J'ai un projet qui va concerner tous ces Messieurs...
Création d'une nouvelle marque de sous vêtements masculin haut de gamme Made in Europe voir France.Principalement des boxers dont le nom est en rapport avec le casino, le luxe.
Mon logo et modèles imaginé en France et réalisation au portugual. A voir pour la suite faire en France mais avant il faut des Fans et des ventes.
Mon nom de marque sera accrocheur et le concept aussi cependant pour la réalisation du site faut il prendre un étudiant qui étudie et est performant pour la création de site ou une agence web et là c'est direct 15000 euros ?

J'aimerais votre avis pour un compromis entre les deux ? Notamment Wizishop est ce que quelqu'un travaille avec eux ? Quelqu'un connait applibox ou goldenmaket ?
Quel serait la stratégie à adopter pour avoir du trafic et donc des fans et des ventes rapidement ? Quel budget pour le site et le référencement ?

Merci d'avance pour vos réponses.

Chipier Guillaume    19 mars 2013 Répondre à ce commentaire

Tu parles de coûts de revenus, mais parlons de "temps", car il ne faut surtout pas oublier le côté chronophage du ecommerce. Finalement tout ce temps passé a essayé de faire émerger son site de la nébuleuse web est du temps dépensé à ne rien faire d'autres. Voilà 6 mois que j'essaie de sortir mon site http://www.silvershop.fr en mettant les mains dedans, du coup malgré un référencement "correct" (fait maison) et de bon partenariat (leguide, amazon, ebay...) le tout sur une version prestashop qui ne m'aura coûté peu, j'en suis bien à mes 300 à 400 visiteurs par jour, mais je ne dépasse que très rarement les 2 commandes par jour.... Comme quoi, il ne suffit pas d'arriver à 300 clients...
D'ailleurs si l'un d'entre vous a des critiques ou suggestions sur mon site, je suis preneur.
A bientôt peut-être lors d'un prochain NWX ;)
Anthony

Anthony    17 avril 2013 Répondre à ce commentaire

Pensez qu'à l'heure actuelle on peut vivre au départ qu'avec son site est une utopie, par contre cela peut être un très bon complément à un commerce ou une entreprise sachant que les 12 premiers mois effectivement il ne faut pas trop compter sur les revenus du site qui est plus un investissement sur le long terme, nous avons créer 2 boutiques de cosmétiques gourmandes et le site
www.balinescence.com est juste un complément d'activité.
Patrick

Patrick    27 juillet 2013 Répondre à ce commentaire

Bonjour, cet article très intéressant remet comme il se doit, les points sur les i et les barres sur les t, pour tous les rêveurs ne s'intéressant qu'à l'argent (seul motivation pour eux...), souhaitant ouvrir un e-commerce, ou même un commerce physique d'ailleurs... Dans rêveurs vénales, j’entends par là celui qui s'improvise commerçant juste parce qu'il voit des commerces qui prospère autour de lui, mais ne voulant pas se donner les moyens (financiers, temps, motivations, implications, connaissances etc...) pour porter son projet à bout de bras et tenter de le faire sortir de la masse de concurrents existant. Des questions simple à se poser comme : quel valeur ajouter je peux apporter aux clients (le truc en +) au niveau du service, des produits, ou innovation qui pourrait intéresser les clients et qui n'existe pas déjà sur le marché...etc...etc.. Un tas de choses évidentes pour certains mais pas pour d'autres...Manque de préparation et méconnaissance du vrai commerce en relation direct au client final; ainsi que négligence de la demande par rapport à l'offre et enfin négligence sur l'étude de marché, absence de bilan prévisionnel tout en prenant en compte le pire des cas envisageable!!! Voilà aussi ce qui fait défaut...N'est pas Commerçant ou E-Commerçant qui veut...C'est un vrai métier, une vrai formation, qui demande pleins de connaissances opérationnelles etc... Sans compter l'esprit commerçant, qui n'est pas inné...En tous les cas je confirme concernant mon site http://www.encros.fr étant dans un secteur (consommable informatique)ULTRA concurrentiel...! Merci pour cet Article clair et précis, plutôt pragmatique car, justement, si à sa lecture le futur créateur d'un e-commerce ne prend pas en compte cet état de fait, je pense alors qu'il mettra toutes les chances de son coté pour ne pas y arriver. Et s'il se démotive sur son projet à la lecture de cet Article, c'est qu'il n'avais pas vraiment la motivation et l'énergie nécessaire à son projet, et au fond, n'y croyait peut-être pas lui-même suffisamment...

Max    19 septembre 2013 Répondre à ce commentaire

très bon article ,
je viens de vous découvrir et confirme qu il faut vraiment pas rêver et qu on a rien sans rien;moi aussi j ai cru que je serai riche de suite en arrivant sur internet mais ca fait des années que je me bats et m investi en temps et argent et c est seulement maintenant qu une lueur d espoir arrive à l horizon pourtant

Merci pour votre franchise

brigitte    27 septembre 2013 Répondre à ce commentaire

Bonjour,

Superbe démonstration de la création d'un site internet, je me retrouve pleinement dans le sujet. Effectivement, je confirme, 9 mois après la création de mon site sur la vente de vins en ligne du Languedoc Roussillon, je dégage comme revenus net, et je dis bien net, que 400 euros par mois avec 150 visiteurs par jour. Bien loin de mes espérances malheureusement, mais bon, c'est la jungle sur internet et ce faire une place au soleil est difficile, il faut faire du netlinking et autres actions marketing pour se positionner en première page de l'ami google. Enfin, je me donne 2 ans au moins, pour atteindre un smic. Bon courage à tous

mika    01 octobre 2013 Répondre à ce commentaire

Déjà bravo pour cet article très réaliste.
Comme vous l’avez vous même dit, vous êtes gentil car la réalité est encore plus amer et les e-commerçants engagés le savent.
Cela ne doit cependant pas freiner l'ardeur de ceux qui souhaitent s'investir.
300 clients par jour, c'est pas la porte d’accoté. Cela suppose qu'on est classé dans les premiers 100.000 sites au monde.
Je suis dans le domaine du cosmétique afro (www.mybest-sarl.com) et je suis bien gentil également si je vous dis que le panier moyen est en dessous de 45 euros.
Le e-commerce est une profession à part entière et s'y engager c'est d'abord accepter de dépenser car le point mort en général n'est atteint après une année d'activité. Je parle pas de se payer.

Edgar    08 décembre 2013 Répondre à ce commentaire

Bonjour,

Votre article me conforte dans l'idée que c'est pas gagné !
Je voulais faire du e-commerce pour prolonger mes revenus de mon commerce dans ma ville. Cela me conforte dans mon idée ..
mais reste le temps à investir...

Lise    18 janvier 2014 Répondre à ce commentaire

c'est bien de prévenir des risques et du fait qu'il faut penser à tout mais cet article est horriblement pessimiste. C'est un motivation-killer extraordinaire. On dirait même qu'il y a un plaisir sadique à décourager. Tellement français pourrait-on se dire.

arnaud    24 janvier 2014 Répondre à ce commentaire

Vous devriez en parler avec les 70% d'e-commerçants français qui ne sont pas rentables, ou qui sont à peine à l'équilibre.
2013 a vu la liquidation judiciaire ou la vente pour 1 € symbolique de nombreuses sites e-commerce ayant pignon sur rue, ce n'est malheureusement pas un hasard...

Ludovic    24 janvier 2014

L'article de référence que j'aurais du trouver avant de rendre mon dossier e Business ;)
J'adore le déroulement très réaliste selon les statistiques moyennes ! En agence web, on reçoit régulièrement des demandes de ce genre, je veux un site e-commerce pour 5 000 €, oui, merci !

Johnny    30 janvier 2014 Répondre à ce commentaire

Je suis graveur sur verre, j'ouvre prochainement mon commerce en centre ville.
Je compte vraiment ouvrir en complément une e-boutique. C'est certain que je n'ouvrirai pas une e-boutique si je n'avais pas de commerce à coter, encore plus lorsque je vois les nombreux témoignages négatifs. Les inconvénients de mon métier, c'est qu'il n'est pas très rependue, mais d'un autre coté, très peu de concurrence. En revanche, vu que c'est de l'artisanat, ma marge est énorme, coef 8 en moyenne. J'ai juste pour l'instant un FB pro www.facebook.com/DgsGravure et un ancien blog que je vais remplacer.
Es ce que vous pensez que je dois tentez l'aventure? J'aime surtout mon métier, je veux gagner de l'argent certe mais mon but est de me faire plaisir chaque jour grace a mes création sur mesure.

david    06 février 2014 Répondre à ce commentaire

Un petit retour d'expérience après 6 ans d'existence : prévoir une activité annexe qui vous permette de rester en vie et si la passion vous anime, vous serez toujours en vie au bout de quelques temps. Mais on ne peut généraliser car certains produits de niche (avec une logistique moindre notamment ou des marges commerciales importantes) peuvent permettre d'aller très vite vers une situation financière plus confortable. D'où l'intérêt du belle étude de marché avant de se lancer ...

Sylvain@achat vin    22 mars 2014 Répondre à ce commentaire

Bonjour,

Désolé d'être à la limite du "hors-sujet". J'aurais juste une petite question.

Est-ce que le suffixe d'un nom de domaine a une incidence sur la fiscalité du vendeur ?

Càd, quelle législation fiscale s'appliquera au vendeur espagnol ayant ouvert un site en ".ch" (par exemple) ? Espagnole ou suisse ?

Merci d'avance de votre réponse.

Aloïs Tobler    15 mai 2014 Répondre à ce commentaire

Bonjour,

J'encourage tous les futurs entrepreneurs à réaliser un site web, il faut beaucoup de patience, de travail, de persévérance, d'idée, aimer le commerce et surtout connaître son produit, ses clients pour réussir.
J'ai déjà un magasin en plein centre ville, mon site internet www.cheznash.com de vêtements/ chaussures/ accessoires a moins d'un an et je vends 40% des produits en France et 60% a l'étranger.

Olivier    28 mai 2014 Répondre à ce commentaire

Bonjour à tous,

Je viens de lire cet article intéressant ou je pense également qu'on est pile dans le vrai!!!
Par contre je trouve que c'est un sacré raccourci dans tous domaines (artisanat, commerce etc...) ton analyse est transposable. C'est la stratégie, l’univers de produits, le marché la cible client qui va donner des résultats.
Faire un site e-commerce maintenant c'est à mon sens trouver une nouvelle niche ou un buisness model innovant. Si c'est pour faire la même chose que des milliers de sites c'est l’échec assuré.

Pour ma part on est d'accord sur la forme mais en suivant ton article on entreprend plus!!! parce que tes vérités sont aussi bonne pour tous types d'entreprises!!
Ceux qui réussissent encore sont ceux qui innovent, ceux qui font du copier/coller sont condamnés à l'échec.

Bonne journée à tous!!!

remy    24 juillet 2014 Répondre à ce commentaire

Parmi les nombreux commentaires publiés dans ce site, le vôtre est l'un des seuls qui donne envie de respirer. Il existe une certaine tendance à tout voir avec pessimisme (ou réalisme ?). Cela fait plus sérieux mais faut-il pour autant baisser les bras ? Veut-on dire à la jeunesse pleine de fougue de se tourner les pouces alors qu'aux USA la jeunesse est le pilier de l'économie ? Je partage votre point de vue à 100 %. Le mot d'ordre c'est INNOVATION si l'on veut se démarquer de la concurrence. Il n'y a pas qu'une seule langue pour dire bonjour à travers le monde. Il suffit d'aiguiller les éventuels candidats au commerce électronique dans ce sens au lieu de les assommer à coup de statistique et de chiffres qui paralysent. Un homme averti en vaut deux.

PJE INTERNATIONAL    24 octobre 2014

Bonjour,

Super article qui peut certes décourager quelques futur e-commerçant, mais il vaut mieux prévenir que guérir car pour qu'un site marche il faut de longues heures de travail et j'en sait quelque chose croire que l'on va réussir dans l'e-commerce en 2 mois est une douce utopie, surtout si dans votre boutique et votre domaine il y a très peut de produits, c'est encore plus difficile de se montrer sur google, nous sommes en train de travailler sur une boutique d'accessoires et de protection pour la téléphonie et tablette qui est un secteur très concurrentiel avec beaucoup de boutiques et de produits voici l'adresse http://king-mobile.com la boutique n'est pas encore opérationnelle voilà bonne journée et merci pour vos articles de qualité !

Thomato    19 janvier 2015 Répondre à ce commentaire

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